Sartre – L’être et le néant

L’enfer, c’est les autres

L’homme, qui est un néant conscient, voudrait en réalité acquérir à la fois la tranquillité et l’autosuffisance de l’étant non conscient. Il aspire à l’union impossible de l’en-soi et du pour-soi. Il aimerait avoir l’indépendance de la chose, mais également garder le statut de « producteur de sens » qui donne un sens à cet étant. Ce désir traverse tous les rapports concrets et les teinte de vanité. La même chose vaut pour l’amour et le désir de l’autre. Ce sont les autres qui, par leur regard, nous chosifient. « L’enfer, c’est les autres. » Nous faisons cette expérience dans l’embarras provoqué par le fait que quelqu’un nous épie, mais aussi, dans l’amour par lequel nous voulons posséder l’autre qui, en même temps, nous possède. L’être-vu signifie que l’être de l’individu est toujours déjà constitué par la présence des autres. Pour se connaître soi-même, on a besoin des autres.

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muita cousa
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